Questions fréquemment posées

un autre regard sur le suicide

En fait, une personne ayant des idées suicidaires est ambivalente quant à son désir de vivre et son impossibilité à continuer de souffrir. Submergée par la détresse, elle ne perçoit plus les options disponibles et la mort apparaît comme l’unique option pour la soulager.

En apaisant la souffrance, on observe fréquemment une disparition des idées suicidaires.

La plupart des personnes présentent des signes de leur intention suicidaire. Mais ces signes peuvent ne pas être explicites. Ils ne sont donc pas toujours évidents à repérer même s’ils constituent souvent l’indice d’un état de crise et une façon de demander de l’aide.

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Comment reconnaître les signes de détresse ?

Le suicide est l’aboutissement d’un processus qui comprend le développement des idées suicidaires ainsi que la fixation sur ces idées jusqu’à l’élaboration d’un plan précis. Durant ce processus, la majorité des personnes manifestent leur désespoir avant de passer à l’acte. On doit noter cependant que chez les adolescents et les personnes impulsives, ce processus peut parfois se dérouler dans un laps de temps plus court.

Le suicide est un sujet sensible dont il peut être difficile de parler. Pourtant, c’est en en parlant que l’on peut le démythifier et parvenir à aider une personne suicidaire. Demander directement si une personne songe au suicide, ce n’est pas lui suggérer l’idée ou un passage à l’acte, mais lui ouvrir la porte à l’expression de sa souffrance ainsi qu’à l’aide qu’elle peut recevoir.

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Que dire ? Quoi faire ?

Au quotidien, dans ses relations avec son entourage, chaque personne peut aider un proche confronté à la souffrance, avec les moyens dont elle dispose et en respectant ses limites. Savoir reconnaître les signes avant-coureurs, ouvrir le dialogue et proposer des ressources professionnelles sont autant de façons de soutenir un proche. Cependant, on ne doit jamais rester seul avec les confidences. Les professionnels de la ligne 3114 offrent du soutien aux proches et aux personnes inquiètes pour leur entourage.

Il faut toujours prendre au sérieux une personne qui évoque des idées suicidaires. La personne qui agit ainsi souffre véritablement et a besoin d’aide. Même si on peut voir une part d’interpellation dans les messages envoyés, il ne faut pas oublier qu’il y a avant tout du désespoir.

La dangerosité apparemment faible de certaines tentatives ne doit pas faire banaliser l’intentionnalité du geste. Il est faux de penser qu’une tentative de suicide est faite uniquement pour attirer l’attention sur soi ou exercer du chantage sur l’entourage.

Ce qui compte c’est la représentation du geste pour la personne, la détermination qu’elle avait au moment de le réaliser. Il n’existe pas de « petites ou de fausses tentatives de suicide ». La gravité du geste suicidaire n’est pas déterminée uniquement par la dangerosité du moyen utilisé.

À l’heure actuelle, il n’existe aucune mesure pour prédire le suicide ou les comportements suicidaires de façon certaine. Les chercheurs ont identifié des facteurs qui exposent les personnes à un risque plus élevé de suicide, notamment la maladie mentale, les dépendances aux substances, les tentatives de suicide antérieures, les antécédents familiaux de suicide, les antécédents de violences sexuelles et les tendances impulsives ou agressives. Alors que de nombreuses personnes peuvent penser au suicide, les tentatives et les décès par suicide sont des événements relativement rares et il est donc difficile de prédire quelles personnes présentant ces facteurs de risque finiront par se suicider. Ce qui est important, c’est que les personnes qui envisagent le suicide demandent généralement de l’aide. Une étude montre par exemple que près de trois quarts des personnes décédées par suicide ont consulté un médecin au cours des quatre mois précédant leur décès, et la moitié au cours du mois précédent(1), (2). Il importe donc de repérer au mieux ces signaux d’alerte afin de pouvoir agir.

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(1) Rihmer Z, Dome P, Gonda X. The role of general practitioners in prevention of depression-related suicide. Neuropsychopharmacol Hung. 2012 Dec;14(4):245-51. Review.

(2) Luoma JB, Martin CE, Pearson JL. Contact with mental health and primary care providers before suicide: a review of evidence. Am J Psychiatry. 2002 Jun ;159(6) :909-16.

Être exposé au suicide d’un membre de sa famille, d’un proche, d’un pair ou par le biais de reportages dans les médias ou de fictions peut entraîner une augmentation du suicide et de comportements suicidaires. Les études montrent que l’exposition directe et indirecte à un comportement suicidaire précède une augmentation du comportement suicidaire chez les personnes à risque, en particulier les adolescents et jeunes adultes.

Le risque de contagion suicidaire peut être minimisé par une information factuelle et responsable sur le suicide. C’est-à-dire :

  • non répétitive, car une exposition prolongée peut augmenter le risque de contagion suicidaire,
  • non détaillée quant au moyen utilisé et au lieu afin d’éviter une éventuelle duplication,
  • non glorifiante ni valorisante,

En outre, des informations telles que le numéro national de prévention du suicide ou des contacts d’urgence devraient être fournies aux personnes à risque.

Pour en savoir plus, visitez le site du programme Papageno.

Programme Papageno

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